La foret Amazonienne : existera-t-elle encore dans 50 ans ?


Selon une étude parue dans Nature Communications, des chercheurs britanniques concluent que la forêt amazonienne a atteint un stade irréversible et pourrait disparaître dans 50 ans, laissant place à un milieu aride.


Cette étude, parue le 10 mars 2020 évoque le cas alarmant de la foret amazonienne, qui pourrait disparaître dans un demi-siècle. Mais elle traite aussi du cas de la barrière de corail dans les Caraïbes qui pourrait elle s’éteindre dans 15 ans seulement si les choses ne changent pas. La disparation de tels écosystèmes auraient des conséquences tragiques pour les humains et toutes les autres espèces dépendantes de ces habitats.

Que ce soit pour la fôret amazonienne, ou la barrière de corail, le constant est le même : l’activité humaine est responsable. La déforestation cause la perte de l’Amazonie, à cela s’ajoute la multiplication des catastrophes naturelles liée au réchauffement climatique. La barrière de corail est elle touchée par la pollution et l’acidification de l’eau. Causes encore provoquées par l’Homme.

Selon des experts du climat de l’ONU, 95% des coraux en eaux peu profondes seront tués si le réchauffement climatique atteint +1,5°. Aujourd’hui, le réchauffement a déjà atteint la barre des +1°.

Concernant la forêt amazonienne, la situation est moins claire mais des scientifiques estiment que la perte de 35% de surface déclencherait sa disparition. Depuis 1970 environ 20% soit 5 millions de km² de forêt ont déjà été rasés, répartis sur 7 pays, essentiellement pour cultiver bois, soja, huile de palme, biocarburants ou pour y faire de l’élevage. « L’humanité doit se préparer à des changements beaucoup plus vite qu’attendu », a souligné l’auteur principal de l’étude, Simon Willcock. L’écosystème amazonien pourrait ainsi basculer dès l’an prochain, selon lui et ses collègues.

« Si l’on n’agit pas rapidement, nous pourrions être sur le point de perdre une des forêts tropicales les plus vastes et les plus diversifiées, qui évolue depuis 58 millions d’années et dont dépendent des dizaines de millions de personnes », s’alarme Alexandre Antonelli, des Jardins botaniques royaux de Kew.


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